On est déçu par la location de vacances : c’est l’arnaque !

La vue mer annoncée est en fait une vue sur l’immeuble d’en face avec juste un petit coin bleu obtenu en se contorsionnant à la fenêtre, la villa a un chantier en guise de jardin ou une porcherie en guise de salle de bain, la « superbe piscine » n’est pas en eau, le camping est minable, la chambre d’hôtel glauque…Bref, la réalité est loin de correspondre à ce qu’on nous avait décrit !

Location de vacances pas conforme à l’annonce : que peut-on réclamer ? Quels sont les recours ?

Pour une location, deux solutions s’offrent à vous:

1- refuser d’entrer dans les lieux et de payer le solde du prix, si vous n’imaginez pas passer vos vacances dans cet endroit.

Si le propriétaire refuse de reconnaître par écrit les défauts reprochés, envoyez-lui aussitôt une lettre recommandée récapitulant clairement votre désaccord et lui demandant un dédommagement avec photos à l’appui.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, faites appel à un huissier qui fera un constat d’huissier. Si vous êtes obligée d’intenter une action au tribunal pour récupérer ce que vous avez payé, le constat d’huissier sera une preuve plus tangible.

2- Rester dans la location de vacances en négociant avec le bailleur une baisse du prix.

Si aucune négociation n’est possible, vous pouvez intenter une action devant le tribunal.
« En cas de non‐conformité flagrante, vous pouvez porter plainte auprès du Procureur de la République ou saisir la direction départementale de la protection des populations (DDPP) du lieu de votre séjour. Les publicités mensongères ou de nature à induire en erreur sont interdites (une petite annonce est considérée comme une publicité), que le loueur soit un professionnel ou un particulier ; toutes les mentions du texte publicitaire peuvent être concernées : la surface, l’état général du logement, sa situation géographique… La publicité mensongère est visée par les dispositions de l’article L 121‐1 du code de la consommation. 
Le plaignant a la faculté de se constituer partie civile devant le tribunal correctionnel. S’il a subi un préjudice, des dommages et intérêts peuvent lui être attribués. 
En cas de recours devant la juridiction civile, le locataire de bonne foi obtiendra en règle générale une indemnisation pour le préjudice subi en raison de cette information erronée. L’action civile est intenté devant le tribunal d’instance du lieu de la location ou du domicile du propriétaire, »
Sources: www.dgccrf.bercy.gouv.fr

Et surtout, dans les deux cas, prenez des photos, recueillez des témoignages, voire faites venir un huissier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *